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28 février 2015

Je traduis, tu traduis, ils traduisent ? (21) - Genre d'impression

Moi qui pensais avoir fait l'acquisition d'une imprimante femelle...

2015-02-28 Imprimante (Small).png

Pas grave, dès lors qu'il imprime.

25 février 2015

Sortez couverts

Je fais remonter ce billet, mis en ligne le 30 juin 2012, car un éminent et respecté collègue m'envoie une photo qui le complète à merveille et contribue à élargir le sujet. Je l'ajoute à la fin.

 

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Vous savez, ces choses qu’on n’a jamais sur soi, juste au moment où on en aurait besoin ?… Et qui, à l’inverse, restent désespérément inutiles quand on a pensé à s’en munir ?

Eh bien, réjouissez-vous ! On peut désormais s'en procurer dans des distributeurs automatiques, judicieusement disposés dans des lieux publics !

« Mais, objecterez-vous quand vous saurez de quoi il s'agit, il n'est guère opportun de les déployer dans une gare ou dans le métro... » M'enfin, c'est pour après, une fois que vous serez sortis du lieu public ! Faut tout leur dire.

2012-05-13 Distrib parapluies DSCN5556_589 b(Small).JPG

 

 

 

En
l'occurrence,
le lieu
public
est une
grande
gare parisienne.

 

 

Sortez couverts, on ne vous le répétera jamais assez.

2012-05-08 Distrib parapluie DSCN5540_568 (Small).JPG

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À la suite des inondations de l'automne, Terje Sinding m'envoyait cette image et ce commentaire :

distributeur de parapluies

« On se serait cru à Bergen (300 jours de pluie par an et des distributeurs de parapluies dans les rues - si, si!!!) [...] une photo qui prouve que Terje ne raconte pas des blagues. »

Voilà une source indiscutable qui cautionne les informations et propos 
parfois douteux publiés dans ce blog, n'est-ce pas ?

 

Si vous avez vous aussi en votre possession une photo de distributeur de parapluies (d'autant plus appréciée si elle provient de Doha, par exemple – Ben oui, quoi, faut bien se mettre à l'ombre.), n'hésitez pas à prendre la suite de Terje ! Merci. :)

 

20 février 2015

Bribes ouïes (20) - Intellect... !

J'ai d'autant mieux ouï ces bribes que, pour une fois, je les ai retenues d'une conversation à laquelle je participais, au lieu de les saisir au vol dans celle des autres comme d'habitude.

L'autre jour, nous étions attablés, deux compère-commère traducteurs et moi-même, dans un bribe-ouï de notre quartier commun. Je sens d'ici la déception du Lecteur apprenant, si je les dévoilais, que ces deux noms bien connus de la traduction d'édition se nourrissent non seulement de littérature mais aussi de substances plus matériellement roboratives.

Tandis que nous dévorions nos portions respectives, deux des serveurs, d'origine étrangère, s'approchent de nous et interrogent celui qui, de nous trois, respire le plus la sagesse et la science puisque c'est un pilier de l'établissement.

— Dites voir, Monsieur C., on a une question de français à vous poser...

— Mouiche ?... répond le Sage la bouche pleine, en guise de « Plaît-il ? ».

— Le pluriel d'« intellectuel », c'est bien « intellectiaux » ?

Nous avons aussi sec adopté ce suffixe, en convenant de nous rendre au marché aux intellectiaux dès que besoin !

 

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Plusieurs jours plus tard : il me vient seulement maintenant à l'esprit que, lors de cet échange grammatical, la question du féminin d' « intellectiaux » ne s'est pas posée. Ceci – l'absence de féminin ? – expliquant peut-être cela – mon retard à la détente –, diront les machos de passage. :)

 

09 février 2015

Je traduis, tu traduis, ils traduisent ? (21) - Grosse fatigue

Cher Jeune Traducteur Inexpérimenté et ignorant l'existence de tout un monde entre le Périf et les frontières de l'Hexagone que je néglige de secouer de ta torpeur ces derniers temps, sache que la presse quotidienne régionale est une mine d'informations. Je te recommande de la lire à l'occasion. Grâce à elle, tu découvriras notamment des initiatives innovantes, des entreprises créatrices d'idées et d'emploi, brefs d'intéressants prospects ou contacts, surtout si tu es installé dans la région concernée ou si tu as des affinités particulières avec elle.

Le business plan de l'entreprise évoquée dans l'article que j'ai sous le nez vise un objectif ambitieux : la « perfection des langues ». Oh oh, dressage d'oreille et remuage de truffe de la part de la traductrice-cocker-éponge. Credo annoncé dans le chapeau de l'article : la fiabilité. Chouette ! « Dans toutes les langues, assurée par des "traducteurs natifs" [ici : deux mots, dont un que je laisse dans un premier temps de côté en vue de recherches terminologiques], partout dans le monde ».

Article lu, site de l'entreprise visité et recherches terminologiques faites, je complète le blanc pour ne pas te soumettre à un suspens trop insoutenable, Jeune Traducteur Inexpérimenté réjoui à l'avance d'en savoir plus sur cette success story (oui, ce billet a entrepris lui aussi d'atteindre à la perfection des langues, en commençant par les mélanger). Les deux mots manquants sont : « et bénévoles ».

Car l'initiative mise en exergue dans cet article que nous livre une PQR aussi républicaine qu'orientale consiste à mettre en relation, gratuitement, lesdits traducteurs natifs et toute personne cherchant à rendre un texte dans une langue étrangère sans rencontrer les écueils de la traduction automatique. Youpie.

Vite, testons. Je consulte les demandes et réponses déposées en ligne et tombe sur celles-ci, entre autres du même style :

Q. : When are you tired.

R. : Quand vous êtes fatigué.

Je vais me recoucher, moi.

 

Cher Traducteur Inexpérimenté mais désireux de bien faire, sache que des forums d'entraide gratuite entre traducteurs, mettant en relation des professionnels de langues maternelles diverses pour éclaircir leurs doutes sur des termes, des expressions, des notions, etc., cela existe. Idem pour les questions administratives, fiscales, juridiques, etc. qui tracassent tout travailleur indépendant. Pour accéder à ces forums, il suffit d'avoir cette attitude professionnelle qui consiste à adhérer à une association ou à un syndicat de traducteurs et/ou d'interprètes (ou à plusieurs d'entre eux), selon son domaine d'activité :

- Association des traducteurs-adaptateurs de l'audiovisuel (ATAA)

- Association des traducteurs littéraires de France (ATLF)

- Société française des traducteurs (SFT)

N'oublie pas non plus ton association d'anciens élèves d'école de traduction, si tes fonds de baggy sont passés par là !

Sur ces forums, des dizaines de collègues t'apporteront leur appui bénévole. Et fiable.

28 janvier 2015

Aux francophones qui ne comprendraient pas le français

Cher Monsieur Bathily,

Vous avez héroïquement sauvé des vies lors du récent attentat contre l'Hyper Cacher. Au point que depuis, on vous a accordé la nationalité française.

Vous n'avez évidemment pas attendu votre naturalisation pour parler français. On vous entend et on vous comprend parfaitement témoigner de votre intervention lors de la prise d'otages pendant le journal télévisé de 20h00 sur France 2, diffusé le 12 janvier dernier (vers 15'48).

Pourtant, la chaîne a jugé utile de sous-titrer vos propos. Ne vous méprenez pas, votre nationalité malienne d'origine n'est pas en cause : il arrive souvent à France 2 et consorts de le faire aussi quand l'interviewé est antillais ou berrichon et/ou vieux et/ou d'une élocution pas forcément coulée dans le moule de France Télévision.

Dans ces occasions, je ressens ce curieux et pénible sentiment que l'on peut appeler « honte collective » ou « honte par procuration ». Et je comprends celui d'exclusion que peuvent ressentir d'autres personnes, classifiées d'office par notre télévision nationale de francophones (et donc de Français, car ils le sont la plupart du temps) de seconde zone.

Je n'avais aucun besoin de sous-titres pour vous comprendre. Si cela avait été le cas pour cause d'ouïe déficiente, j'aurais activé la fonction de sous-titrage pour sourds et malentendants. On observera d'ailleurs qu'à la radio, y compris de service public, on se passe de sous-titrage du français au français, ce qui permet de douter de son utilité sur d'autres ondes.

Une telle attitude de la part d'une chaîne de télé de service public revient à faire le contraire des grands discours sur l'unité nationale qu'elle diffuse par ailleurs, et des solutions à trois sous dont elle nous rebat les oreilles pour favoriser civisme et sentiment d'appartenance, dès l'école.

Mes remarques vous paraîtront dérisoires au regard de la gravité de l'actualité. Je crois au contraire que la question que je soulève est au cœur d'un sentiment de mal-être qui, sans rien excuser des actes de barbarie, contribue peut-être à ce que certains choisissent la voie de l'horreur.

Sous-titrer, oui. Mais sous-titrer plutôt le charabia que nous assènent certains journalistes ou présentateurs, autrement moins français que le vôtre, cher Monsieur Bathily, ou celui des interviewés antillais ou berrichons.

 

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J'ai déposé ce texte sur le site du JT de FR2. Reste à voir si mon commentaire sera modéré.

 

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Pour ceux qui souhaitent s'informer sur le parcours de Lassana Bathily, un témoignage publié dans Mediapart, signé Alex Adamopoulos, de RESF 19 (Réseau Éducation sans frontières).

 

07 janvier 2015

Nous sommes tous Charlie

Aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo.

Et aux épris de liberté.

 

EN IMAGES. Les «unes» célèbres de Charlie Hebdo.

                                                 ...des cons et des crevures assassines.

 

Sans oublier les prochaines victimes des fanatiques criminels : ces personnes qu'en raison de leur religion ou de leur origine, certains amalgames ne manqueront pas de stigmatiser indistinctement.

Une pensée pour la profession des correcteurs, dont un membre a été tué aussi.