14 mai 2012
Je traduis, tu traduis, ils traduisent ? (7) Un couiz !!
Un couiz sur le site de l'ATAA, avec un topo de présentation
sur son blog !
Allez-y, jouez, c'est instructif !
Je vous aide : une piste vers la réponse à une des questions se trouve sur L'Autre Jour.
Vous aurez accès aux soluces après avoir cliqué sur Submit. (<- Ça, c'est pour ceux qui, comme moi, risqueraient de les réclamer à l'ATAA au lieu de lire l'intro comme il faut - Ici : smiley contrit.)
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À propos d'une des questions du couiz :
Selon moi, quelqu'un qui traduit un texte, c'est un traducteur. Il n'adapte pas plus en doublage ou en sous-titrage qu'en quelque autre domaine de la traduction, y compris en technique – et même plutôt moins, à mon avis.
Car traduire, c'est adapter, par définition. Le domaine où il me semble qu'on adapte le moins, c'est la traduction littéraire, puisqu'on essaie de restituer autant que possible non seulement le sens et le niveau de langue, mais aussi la musique (le rythme, les sonorités...) du texte d'origine.
Ça tombe bien, je voulais justement écrire un billet au sujet de cette histoire d'« adaptateur », qui me paraît relever avant tout d'un certain snobisme. Les collègues sont conviés à confirmer - ou pas - sous forme de commentaires !
Pour moi, un adaptateur (dit « SM », en l'occurrence), c'est une personne qui adapte une oeuvre ou un programme audiovisuel du français au français (par exemple), de manière à la sous-titrer pour les sourds et malentendants. Souvent, il s'agit à l'origine d'un traducteur, qui est venu par la suite à cette autre activité.
Le seul autre adaptateur que je connaisse, c'est une sorte de raccord. Un genre de traducteur pour qu'une prise électrique britannique et un rasoir français se comprennent, par exemple :)
11:20 Publié dans Je traduis, tu traduis... | Commentaires (0)
10 mai 2012
Marie, mon ciel ! (11)
Après un mois de grisaille, Paris a retrouvé son ciel !
Pas trop tôt.
21:46 Publié dans Ciels | Commentaires (0)
08 mai 2012
Pastore tacle Corbu
L’autre jour, je me livrais à l’une de mes activités favorites : vadrouiller. Prétexte : trouver les maisons construites dans telle ville proche de Paris par les grands maîtres de l’Art déco.
J’en avais déjà admiré plusieurs quand je m’apprêtais à entrer dans une rue où je savais en voir une de Le Corbusier. Dialogue :
- Aimable CRS (il avait un collègue avec lui, moins loquace mais aimable aussi) :
Vous résidez dans la rue, Madame ?
- Moi (fondue de servilité devant l’autorité et ne manquant pas une occasion chauvine de revendiquer ma nationalité titi, d’où cette précision totalement superflue) :
Non, je viens de Paris.
- Aimable CRS (me voyant armée de 3 plans et du Routard de la Banlieue parisienne – et encore, je n’avais pas ma boussole sur moi, juste mon carnet de vaccinations pour quand je franchis le Périf) :
Vous êtes perdue ?
- Moi (me demandant si mes antennes d'extraterrestre étaient visibles) :
Non, je me promène.
- Aimable CRS :
C’est que la rue est barrée, il y a un match. C’est pour votre sécurité.
- Moi :
Mais, c’est pas dangereux, ils [= les supporters du Pehèssegé] sont circonscrits dans le stade, pour le moment, et le match vient de commencer.
- Aimable CRS :
Si, si, on vous assure, c’est très dangereux. On est obligés de ne laisser passer que les riverains.
- Moi (cogitant pour ruser, mais sachant d’avance que tous les autres accès à la rue seraient barrés aussi et que seuls Nungesser et Coli pouvaient y entrer, et encore) :
Tant pis. Je reviendrai. L’ennui, c’est qu’il y a des matches tout le temps. La prochaine fois, je tape l’incruste avec des riverains !
Cela dit, le parc des Princes est une œuvre architecturale intéressante aussi, quoique pas Art déco, si on va par là (enfin, si on peut). Et puis, je les ai vus un peu plus tard dans le quartier, les supporters. Ils étaient tout pacifiques et souriants. Faut dire, ils venaient de gagner 6 à 1 contre Sochaux.
J’ai quand même vu de belles maisons (sans parler des glycines, géantes et magnifiques dans le secteur) :
Pingusson
Pingusson
Mallet-Stevens
00:45 Publié dans Vadrouilles extra-Périf | Commentaires (3)
07 mai 2012
Je traduis, tu traduis... (6) Traducir el silencio
El verdadero problema para un traductor – dijó al final – no es la distancia entre los idiomas o los mundos, no es la jerga ni la indefinición ni la música; el verdadero problema es el silencio de una lengua – y no me molestaré en atacar a los imbéciles que creen que un texto es más valioso cuánto más frágil y menos traducible, a los que creen que los libros son objetos de cristal –, porque todo lo demás puede ser traducido, pero no el modo en que una obra calla; de eso – dijo –no hay traducción posible.
Pablo de Santis
La traducción
Ediciones Destino
Barcelone, 1999
Pages 100-101
Je me suis amusée à traduire cet extrait :
Le vrai problème pour un traducteur, dit-il enfin, n’est pas la distance entre les langues ou les mondes. Ce n’est ni l’argot, ni l’indéfini, ni la musique. Le vrai problème, c’est le silence d’une langue – et je ne perdrai pas mon temps à m’en prendre aux imbéciles selon qui un texte a d’autant plus de valeur qu’il est plus fragile et moins traduisible, ceux qui croient que les livres sont des objets de cristal –, car tout peut se traduire, sauf la façon dont une œuvre se tait. De cela, dit-il, il n’y a pas de traduction possible.
Traduction par René Solis :
Le véritable problème pour un traducteur, dit-il finalement, n’est pas la distance entre les langues ou les mondes, ce n’est pas le charabia, le flou ou la musique ; le véritable problème, c’est le silence d’une langue – et je ne perdrai pas mon temps à attaquer les imbéciles qui croient que la valeur d’un texte se mesure à sa fragilité ou à sa difficulté à traduire, ou ceux qui pensent que les livres sont des objets de cristal –, car tout peut être traduit, excepté la façon dont une œuvre se tait ; et pour cela, il n’existe aucune traduction possible.
Pablo de Santis
La Traduction
Traduit de l’espagnol (Argentine) par René Solis
Métailié, 2000
Page 72

À méditer... en silence.
Mais lisez aussi le reste, pour le suspens, en plus de la réflexion sur la traduction !
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Il existe un bon nombre de livres où apparaissent des traducteurs, de manière plus ou moins fugace. On en trouvera certains sur le site de l’ATLF. Et les heureux Anciens de l’Esit ont régulièrement droit, dans leur Bulletin trimestriel, à une chronique littéraire tenue par notre consœur Sylvie Escat, sur des ouvrages dans lesquels interviennent traducteurs ou interprètes.
Celui de Pablo de Santis est l'un de mes préférés.
23:44 Publié dans Si c'est pas d'la critique littéraire, ça ! | Commentaires (0)


