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06 novembre 2014

Bribes ouïes – Dans l'autocar, avec l'accent

Dans l'autocar, la vieille génération entame la conversation. Un rang devant, la jeune génération (= moi, faute de mieux – j'en vois qui rigolent), toutes oreilles dehors, n'en perd pas une miette. Ça se met à causer jardinage et botanique chez les papés and mamés.

– Té, tu dois savoir ça, toi. Un romarin, ça se taille comment ?

– Ça se taille pas. C'est une plante sauvage.

– Celui-là, il est apprivoisé. Mais il devient tellement énorme qu'il me bloque la porte du cabanon.

Et les voilà partis pour des kilomètres, à papoter sauge, hysope, pèbre d'ase (enfin, sarriette, quoi), arquebuse...

« Arquebuse » ? Moi qui ne connaissais que la liqueur. Un nouveau mot à ranger dans ma besace ? Eh oui, une fois rentrée à la niche, je vérifierai et découvrirai que c'est un des noms de l'armoise citron ou aurone mâle.

Et vas-y qu'ils enchaînent sur l'argousier, font un détour par l'arbousier puis bondissent à l'assaut des kakis. Dommage, le car s'arrête, on est arrivés.

Le troisième âge les anciens les seniors les vieux (ben quoi, on dit bien « les jeunes ») peuvent parler comme ça de cueillette de champignons ou de variétés de pommes pendant des après-midi entiers. Je ne me lasse pas de les écouter.

Commentaires

… et tu as bien raison !

Écrit par : Plou | 06 novembre 2014

Merci Plou !

Écrit par : L'Autre Jour | 07 novembre 2014

Où faut-il aller pour entendre d'aussi champêtres conversations ? Il faut que je change de bus ou de métro...

Écrit par : Lor | 24 novembre 2014

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Encore quelques changements de métro et tu y seras presque. Suffit de s'arrêter à la station où l'accent est le plus beau et où ça sent le calisson et la fougasse. :)
Approche-toi de la sortie quand tu vois encore la neige sur les montagnes. Après, tu risques de tomber dans la mer, au terminus.

Écrit par : L'Autre Jour | 24 novembre 2014

Les commentaires sont fermés.