Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 janvier 2012

Mots de travers (3) Aloefalfaberries

Amis consommateurs qui, soucieux de votre santé et avides de naturel, écumez en pleine conscience les rayons « diététique » des magasins (ou les rayons des magasins diététiques, comme vous voudrez), quelle faille peut-on bien exploiter en vous pour vous vendre de la Pearl’n Pimping’s Powder ? Quel poil d’ignorance mêlée de snobisme titille-t-on chez vous, dans le but de vous exprimer le jus de porte-monnaie ?

Pour vous fourguer certains produits à haute valeur ajoutée gustative et nutritive, la ruse consiste simplement à oublier d’en traduire le nom en français. Car sinon, je parie une demi-canneberge que vous ne les achèteriez pas. Tandis qu'avec leurs appellations d’origine (anglo-saxonne), ils ont un pouvoir de conviction et un charme fous.

Exemples :

L’aloe vera, ça vous a des sonorités précieuses et paradisiaques. Avec un peu d'imagination synesthétique, ça vous dégagerait même des effluves de Polynésie… Or ce n’est jamais qu’un genre d’aloès. Vous savez, ces plantes grasses avec un piquant au bout des feuilles, qui résident sur les balcons, dans des pots de fleurs.

Et l’alfalfa ! L’alfalfa, ce n'est ni plus ni moins que de la luzeeeeeeeeeeerne, mes Happy Bunnies.

Enfin, les cranberries, ces baies hors de prix, pas plus goûteuses que des gratte-cul mais tout aussi bourrées de vitamines… Eh bien, c’est elles, les canneberges (ou grandes airelles rouges d’Amérique du Nord), tabernacle ! Il est vrai que certains sites distinguent cranberries et canneberges. S'il y a des spécialistes ès baies en tout genre dans la salle, ils peuvent ajouter ici leur grain de sel (mais uniquement de l'Himalaya à 26 euros le kilo, s'il vous plaît) !

 

Pardon, j'ai failli intituler ce billet « À manger du foin ».

Pardon derechef, je vous casse votre bio rêve.

 

DSCN5150 Poudre d'aloès (Small).JPG

Pharmacie de l'Hôtel-Dieu (les «Hospices ») de Beaune.

DSCN5159 Elixir de propriété (Small).JPG

 

 

 

 

« Elixir de propriété (composé de teinture d'aloës, de myrrhe et de safran) contre les maladies pulmonaires, aux propriétés multiples avérées ou supposées. »

 

 

  DSCN5153 Poudre d'écrevisses (Small).JPG

 




« Yeux d'écrevisses (concrétions de carbonate de calcaire se trouvant dans l'intérieur de l'écrevisse) anti-diarrhéique, anti-hémorragique. »

 

DSCN5155 Poudre de cloportes (Small).JPG

24 janvier 2012

Marie, mon ciel ! (6)

Un beau ciel tourmenté, dont on comprend qu'il attire les peintres en ces parages méridionaux. Merci à Vanessa, qui nous l'offre !

N'hésitez pas à m'envoyer vos nuages.

2012-01 Collioure Vanessa (Small).JPG

Oui, Lecteur à qui on ne la fait pas, ce blog tombe dans la facilité, en exploitant :

1. ses amis, appelés à contribution pendant que je me les roule ;
2. un filon inépuisable, tant qu'il ne nous tombe pas sur la tête.

23 janvier 2012

Mots de travers (2) En répercussion de...

« En répercussion d’une panne de signalisation, le trafic est interrompu sur la ligne… »

DSCN5194.JPG

« En répercussion d’une panne de matériel, le trafic est ralenti… »

« En répercussion d’un voyageur malade… »

« En répercussion d’un voyageur sur les voies… »

Les aventuriers du métro parisien voient sans cesse ce genre de messages sur les écrans qui les informent d’éventuelles perturbations sur le réseau RATP.

Plus inquiétant encore : « En répercussion d’un colis suspect… »

Je ne vis pas dans la terreur de l’attentat. N’empêche, s’il répercute, le colis, je crains qu’il soit plus que suspect.

Mais le pompon, c’est : « En répercussion d’un accident voyageur… »
(comprendre : le voyageur s’est jeté sous la rame).

Pour ceux qui ne fréquentent pas le métro et trouveraient que j’exagère, que j’invente, que je fabule, j'ai trouvé ce site Web, qui déborde d’exemples du même acabit : www.rentreavectespieds.com

Amis Technocrates, vous devriez signer vos œuvres.

Amis Déprimés, ne lisez pas ce qui précède, surtout si vous êtes amoureux de la langue française.

Vous risqueriez de commettre l’irréparable. Et d’infliger des répercussions aux usagers, si vous choisissez la solution de « l’accident voyageur » pour mettre fin à votre abonnement Navigo.



Zut.
Trop tard.
C’est ballot.
J’aurais dû commencer mon billet par cet avertissement.