28 octobre 2012
Mots de travers (12) - Pingouin
¡Che!
Ça m’énerve de voir encore aujourd’hui, à la télé, des documentaires mal traduits de l’anglais au français, dans lesquels on nous présente, mes congénères et moi, sous l’appellation de « pingouins ».
C’est pourquoi je prends la plume (façon de parler, et d’autant plus sur un blog) pour vous expliquer qu'on n'est pas des pingouins mais des manchots. Voilà ma photo :

© Ernesto Eduardo Martino
On a tous un uniforme assez proche. Donc, avec ça, vous devriez dorénavant nous reconnaître. Pour plus de réalisme, la tenancière de ce blog a failli mettre la photo la tête en bas. Ben oui, on habite tous*** dans l’hémisphère sud. Dans des contrées plutôt froides (paradoxalement, en Terre de Feu, en ce qui me concerne). On s’y est bien adaptés vu qu'on n’en décolle pas. Pas le choix, à vrai dire, puisqu’on ne sait pas voler.
Passons au pingouin, maintenant. Lui, il vit plutôt vers chez vous, de l’autre côté de la planète. Et il vole :

Désolé pour la qualité du dessin, collègue. Vous me croyez, maintenant, quand je vous dis que je suis manchot ?
***En fait, il existe des exceptions. Certains de mes frères se sont installés bon gré mal gré dans votre hémisphère. J’ignore s’ils donnent tous dans les fantaisies vestimentaires, comme celui-ci, adepte d'un joli bleu Michou :
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La direction de ce blog décline toute responsabilité en cas d'investissement de ces lieux par des espèces animales pas forcément bien embouchées, prêtes à tout (et à n'importe quoi) pour affirmer leur identité se faire remarquer, et qui pis est, considérant le Lecteur comme un consommateur forcené de docus traduits par des pignou... euh... des manch... euh, enfin, mal traduits, quoi.
19:08 Publié dans La chronique de Vocale Hubert, Mots de travers | Commentaires (0) | Lien permanent
24 octobre 2012
Mots (mieux) appris (18) - Baderne
En bonne Marie-Marie, j’associais automatiquement le mot « baderne » à l’inspecteur Pinaud, alias le Débris, alias Baberne-Baderne, bref le pitoyable et miteux acolyte de San Antonio, en plus du monumental Bérurier.
J’ignorais que dans le Robert, une (vieille) baderne était un « homme (souvent militaire) âgé et borné ». Je pensais qu’une (vieille) baderne était une chose sans valeur et, à l’origine, un bout de ficelle râpé jusqu'à la corde très usagé.
En fait et plus exactement, une baderne (pas tellement vieille, en l’occurrence),
c’est ça :
Expo PHARES***, musée de la Marine, Paris
Celle-ci est l’œuvre d’un gardien de phare, qui s’occupait**** à fabriquer ce type d'objet. Les badernes servaient à éviter les frottements entre certains éléments d’un bateau.
J'ai aussi appris à cette occasion qu'on distingue les phares à éclats (temps de lumière inférieur au temps d'obscurité) des phares à occultation (l'inverse). Et qu'ils se caractérisent chacun par une séquence de temps de lumière/temps d'obscurité particulière ! Ça vous en bouche un coin illumine la soirée, hein ?
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***Certes, pour une fois, je vous informe d'une expo intéressante avant qu'elle prenne fin. Mais ne vous faites pas d'illusions, vous ne pourrez la voir tellement il y aura la queue.
****Ne comptez pas sur moi pour employer l'expression « tuer le temps », bien qu'un gardien de phare ait des circonstances atténuantes pour commettre pareil crime.
22:10 Publié dans Expos, La chronique de Vocale Hubert | Commentaires (4) | Lien permanent


